montagne magique

force tellurique

frontière/frontera

main d'hommes

statue vivante

de toutes les couleurs…

descente à la cave

goûts du sud

liens du sang

pratique

 

contact

 
Quiconque s’est, un jour, sous le soleil de plomb de Castelmaure, collé les doigts au sang fruité du grenache le sait : le vin doit avoir le goût de ce qu’il est. De son terroir. Le goût de la vérité. Une vérité profonde, foncière, terrienne, que ne remplaceront jamais tous les falbalas de la vinification et de l’œnologie. Qu’on ne voie là aucun plaidoyer pour quelque obscurantisme que ce soit, aucune naïveté virgilienne, mais le vin est, et doit rester, enfant de sa terre. De la même façon, sa sincérité, sa grandeur aussi, passent par la main calleuse du cueilleur, par le travail, le respect du travail. Le vin est enfant du sol et de la sueur des hommes. Les vendanges, qui jaillissent chaque année du même tonneau que tous les vieux rituels humains, trahissent bien l’ambiguïté des liens qui unissent l’homme à la nature. Lutte et amour. D’un côté, les anciens qui surnommaient les vignes les « galères » à cause de la pente, de la caillasse, du climat… De l’autre, ce vigneron qui, en secret, parle tendrement à ses vieux ceps pour les féliciter, pour les remercier… >>>(suite)