nouveau!!!

nouveau!!!

nouveau!!!

nouveau!!!

nouveau!!!

nouveau!!!

 

montagne magique

force tellurique

frontière/frontera

main d'hommes

statue vivante

de toutes les couleurs…

descente à la cave

goûts du sud

liens du sang

pratique

 

contact

 

     

C’est vrai, la comparaison est tentante. À l’instar des Venise provençale, Versailles montpelliérain et autre Toscane languedocienne, certains, par amitié généralement, veulent voir en notre nouvelle cave un « Guggenheim des Corbières ». La vérité est ailleurs. L’idée n’était pas de se lancer dans du grandiose, du grandiloquent, de céder au phantasme de la coquille vide. De plaquer, de projeter, à la façon des châteaux viticoles bordelais ou languedociens de la fin XIXe, un épais enduit d’orgueil sur des bâtiments dont la démesure n’avait parfois d’égale que l’inadaptation au pays, à une réalité sociale et à ce que nous appelons en patois technocratique le développement durable. Non, pour les architectes, Lacaton & Vassal, il s’agissait là, à Castelmaure, de se fondre avec douceur dans la vraie vie, dans un terroir, dans un métier. De prolonger, d’aider, de soutenir les gestes quotidiens de tous ceux qui, Bernard Pueyo en tête, créent le vin d’ici. Parallèlement, tout cela devait tenir dans une enveloppe budgétaire raisonnable, d'éviter la démesure évoquée plus haut, tout en mettant en œuvre des solutions techniques innovantes et propres à l'image du système de climatisation naturelle par cooling. Nos premières sensations –car à l'intérieur notamment, ce bâtiment se ressent – nous disent que l’objectif est atteint.

Reste la forme. Lacaton & Vassal ne s’intéressent pas de prime abord à l’apparence, au paraître. Il n’en demeure pas moins vrai que ce « monument écologique » dégage une force, qu’il en émane quelque chose qui ressemble à s’y méprendre à de l’intelligence et que cette intelligence le rend beau. « Beauté utile », « Statue vivante », témoignage aussi d’une différence, d’une divergence de vues avec un monde viticole qui semble parfois avoir le vin triste. Pour nous, à Castelmaure, comme pour tous ceux qui depuis des millénaires ont fait avancer le vin, enfant fusionnel de notre civilisation méditerranéenne, il s’agit de retrouver et de dire avec force l’immense part de culture que recèle l’agriculture de la vigne.